Critique d'Art

Alessandra Viotti possède le don d’exprimer ses émotions et ses passions dans ses œuvres, réussissant à transmettre sans excès ses sentiments à l'observateur.
Son style presque minimaliste est le signe d'une approche stylistique bien calibrée, fruit d’une habilité créative maitrisée, due à la fois à l’expérience et à une attitude mentale et manuelle rationnelle.
Ses œuvres sont conçues avec des lignes épurées qui avec peu de symboles expriment clairement la figure qu’elle veut représenter. Les émotions et les passions, incarnées par les couleurs présentes dans chaque œuvre, sont circonscrites dans des formes parfois abstraites.
Tout est contrôlé et calibré afin de transmettre les concepts derrière les formes que cette artiste tient sans cesse à exprimer.

Marina Volpi
Historien de l'Art et Directeur Artistique d'Artexpertise
Florence Italie

Prix et Distinctions

PrixSymbole
Juillet 2021 - Prix d’Excellence - La Rochelle (France)
Prix d’Excellence de la Technique du Dessin, à La Rochelle en juillet 2021 lors de l'Exposition International d'Art Plastique.
Octobre 2020 - Prix d’Excellence - La Rochelle (France)
Prix d’Excellence de la Technique du Dessin, lors de l’Exposition Internationale à La Rochelle en octobre 2020.
Janvier 2020 - Prix du Jury - Barcelone (Espagne)
Prix du Jury édition 2020 à Barcelone, lors de l’Exposition Internationale de la Galerie Esart en janvier 2020.
Juillet 2019 - Prix d’Excellence - La Rochelle (France)
Prix d’Excellence de Technique du Dessin, à La Rochelle en juillet 2019 lors de l’Exposition Internationale .
Février 2019 - Prix du Jury - Paris (France)
Prix du Jury 2019 pour « Coup de cœur » : 3ème au Prix du Jury à Paris, lors de l’Exposition Internationale de la Galerie Thuillier en février 2019.
Décembre 2018 - Distinction Internationale - Tokyo (Japon)
Distinction Internationale exposition à Tokyo, Kubota Galerie « European art in Tokyo » en décembre 2018.
Juillet 2018 - Prix des Arts - La Rochelle (France)
Prix des Arts Maritimes, à La Rochelle, juillet 2018 lors de l’Exposition Internationale.
Juin 2018 - Médaille d'Argent Académie Arts Sciences Lettres - Paris (France)
Diplôme et Médaille d’Argent de l’Académie Arts-Sciences-Lettres de Paris en juin 2018.

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Alessandra par Alessandra


D epuis le plus jeune âge et aussi loin que je remonte dans l’histoire de ma vie, je dessine et je peins. Partout : sur les murs, sur les draps, sur les matelas, par terre, sur du papier. Avant même de lire, je défriche les territoires qui me sont chers, comme la nature ou les visages. Mes œuvres actuelles ont gardé le goût de l’enfance.

Lorsque le maître Pippo Pozzi m’accepte dans son atelier, mes parents ne contrarient pas ma vocation, pour peu que je ne renonce pas à mes solides études littéraires et à un diplôme d’enseignement. Je fréquente l’atelier avec enthousiasme.


D es années exaltantes. C’est un atelier à l’ancienne, artisanal et lettré comme ceux de la Renaissance, où convergent les artistes les plus fameux ; on y pratique la gravure, la peinture et la céramique. Y étudier, y faire ses armes est un privilège pour lequel je n’aurai jamais assez de gratitude.

Dans les années 90, lorsque mon maître Pippo Pozzi décide de me présenter à Venise, je tombe malade, vaincue par les vapeurs chimiques inhalées quotidiennement dans l’atelier. Contrainte de vivre en prenant de grandes précautions, j’abandonne temporairement la peinture.


J e publie alors de nombreux livres que j’illustre en noir et blanc. Je puise les protagonistes parmi les espèces de la flore et de la faune. Je dessine également des bijoux, des vêtements, des costumes, des personnages et je signe plusieurs scénographies de théâtre.

En 2014, je m’installe en France sur la côte d'Azur. La proximité de la mer atténue mes allergies. Enfin libérée, je peux me remettre à peindre, je réintroduis la couleur. J’utilise des acryliques avec les mains, les pieds ; je forge mes propres outils, invente des objets, des instruments... C’est une période intense.

Je peins les tableaux que je destine à un livre d’artiste, “Le poème de Véra“. L’accueil réservé aux expositions et aux séances de dédicace témoigne de l’engouement pour cette œuvre.

En 2017, c’est encore la couleur pure qui me pousse à monter l’exposition “Comme un vol de papillon“. Même si ce que j’aime par-dessus tout, c’est le figuratif, en dessin, comme en peinture, je n’obéis qu’à un impératif : mon besoin de poésie, et ce qui compte, c’est que le pinceau vive sur la toile, transformé par la pensée.


E n 2017, j’exécute le cycle intitulé “Les visages de la lumière“. Figuratif et poétique.

Mes tableaux sont exposés à Paris, à la Galerie Thuillier et au Grand Palais, ainsi qu’à Tokyo, Monaco, La Rochelle, Toulouse, Barcelone.

Dans mes œuvres j’aborde tour à tour le rêve ou l’émotion à travers des visages épurés. Je ne cesse d’explorer ces visages de femmes, d’hommes, d’animaux, de peindre les émotions concentrées dans leurs yeux. Il faut bien arracher le secret !

Observatrice et connaisseuse de l’âme humaine, je peins mes personnages avec des traits résolus et essentiels, afin de mettre en valeur les aspects les plus intimes. J’use d’une technique qui repose sur la simplicité, qui a recours au dessin, au stylo feutre et à la peinture à l’eau.

En ôtant le superflu et en ne conservant que la quintessence, je recherche une vérité que j’entends exalter par des couleurs lumineuses et quelques ombres.


C ’est dire que je ne veux pas d’un art réduit à la décoration ou à la communication qui refuserait d’être à l’écoute des réalités sensibles. Je souhaite un art qui résiste aux impostures et aux simulacres, un art qui s’engage en échappant à l’impatience des limites.

A l’ère du divertissement et de la fragmentation sociale, dans ce monde plutôt désincarné où nous font défaut l’authenticité des êtres et la puissance d’agir, je vois la pratique picturale comme un moyen de recréer un sens dans nos rapports avec nos semblables, avec la nature, avec le monde.

C’est dans cet esprit qu’en 2018, j’ai entamé un cycle pictural sur le motif des animaux, cherchant à susciter une émotion chez l’homme, un trouble propice à le faire réagir sur la condition animale. Car c’est la peinture qui doit parler, elle qui doit créer un sentiment, ouvrir une conscience par la simple évocation d’une goutte de sang ou l’expression d’un visage.


L ’été 2019 m’a proposé d’autres sujets dans le prolongement d’une actualité brûlante qui, partout, suscitait la surprise et l’émoi ; la maltraitance envers les femmes, comme celle des enfants, celle des animaux, a été une source d’inspirations nouvelles pour une série intitulée : “Peurs“.

En janvier 2020, je rejoins le mouvement ArAnimA qui regroupe des artistes internationaux défendant la biodiversité. Devenir membre de ce mouvement est un honneur qui a donné une forme concrète à mon engagement.

Je plaide pour que l’art, sans devenir un manifeste sociétal, soit plus que le simple témoin des tumultes du monde. Qu’il soit capable, en représentant le réel, de dégeler les âmes, déprendre les esprits et les cœurs des protocoles qui les emprisonnent, libérer les émotions, questionner le monde, décentrer le regard pour faire sentir aux hommes l’harmonie secrète de l’univers.